Mes livres

 

 

 

Les carnets de Jean Denis

 roman

 

 

 

 

 

Texte du volet

 

 J’ai parfaitement conscience qu’il suffirait de quelques lignes pour relater ce qui est au fond un fait divers que rien ne distingue de tant d’autres. Quelques lignes qui situeraient les protagonistes et exposeraient les faits tels qu’ils se sont déroulés. Mais précisément, quels faits ? Ombre ? Sans doute, oui, fut-elle coupable, mais coupable de quoi ? Personne ne le saura jamais. Ombre ! Le surnom qu’avait inventé pour elle Nicolas Dantec : Ombre ! Il lui disait Ombre ! Ombre ! Mon Ombre ! Les faits ? Lesquels ? Oui sans doute a-t-elle commis des folies. Que m’importe ! Les faits exacts ? À l’heure actuelle, personne n’en a connaissance, il faudrait une enquête pour les déterminer. Or, j’ai détruit la lettre qui devait informer la Justice, prévenir les Autorités, alerter juges, commissaires, procureurs.

 

 Books on Demand
ISBN 978-2-322-03106-1, Couverture souple, 172 Pages

 

Marie Gerlaud

 

Née en 1964. Elle est l’auteure de L'Entreciel que Joël Jouanneau a adapté pour le théâtre, spectacle créé en mars 2012 au Théâtre le Strapontin (56) et recréé en 2013 au Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis (93). L'Entreciel y sera joué du 16 au 31 mai 2013 dans le cadre du FESTIVAL VI(LL)ES.

Les carnets de Jean Denis est son premier roman.

 

 

Ses œuvres

 

Les carnets de Jean Denis publié chez B.O.D

Blockhaus Atlantique publié chez B.O.D

Le Livre des Jours publié chez B.O.D

L’Entreciel publié chez L'Harmattan

  

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illustration de Patrice Lebreton
illustration de Patrice Lebreton
 
 
 
 
Blockhaus Atlantique
Poème dramatique de Marie Gerlaud

 

 

 

 

 

 

Jasper aura 17ans dans 8 jours, son amie Reinette en a 16 et demi. Le drame se déroule aujourd'hui. Il fait partie de ceux dont on se dit après-coup : "C'est incompréhensible ! Comment de telles horreurs peuvent-elles survenir ? Et sans que l'on n'ait rien vu venir ! Ces jeunes gens paraissaient si normaux..."

 

Extrait

Jasper
Farine animale par matins pluvieux :
                       Un snif !
On bossera tous là-bas, ou dans un truc du même genre
Si on bosse !

Reinette
Feu ! Feu !

Jasper
Cervelet craché par le nez. Pauvre Reinette
Ici, maintenant, bruine somnolente
Echos d'armées dans le béton des blockhaus
C'est ce que nous allons apprendre :
           L'alphabet des grenades.

Reinette
Jasper sniper
D'enfer,
Foutue défonce !
Ma poudre d'os, vite, vite, ou j'crève

Jasper
Feu ! Feu !

 

 

Books on Demand / ISBN 978-2-322-03041-5

Couverture souple, 72 Pages / € 9 50 *TVA incluse

 

 

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LE LIVRE DES JOURS

récit

Marie Gerlaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le film-vidéo "Le livre des jours" réalisé par Marie Gerlaud 

 

    

         

 

 

 

Texte du volet

 

« Helena apercevait parfois des pancartes portant le nom de villages, de petites villes ; dans les premiers jours, les noms lui étaient encore familiers ; en les lisant, il lui revenait à l’esprit des visages de parents, des histoires de mariages ; elle revoyait également les visages de certains garçons dont elle savait qu’ils étaient de familles aujourd’hui dans l’autre camp, et elle repensait à des personnes parties loin du pays depuis plusieurs années déjà.
Sachant qu’elle ne trouverait plus rien dans les rues de ces villages, de ces petites villes, et qu’elle n’y avait plus aucun ami, instinctivement elle bifurquait, déviait sa route.

Lancer le pied droit en avant, puis le pied gauche. Compter les jours, avancer, avancer au moins jusqu’à demain. »

 

Books on Demand
ISBN 978-2-8106-2420-1, Couverture souple, 112 Pages

 

 

 

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 CRITIQUE DE BRIGITTE MAILLARD

  parution le 25 mars 2012 sur  "MONDE EN POESIE"

 

 

 

 

Le Livre des Jours, Marie Gerlaud


Le livre des Jours, ce récit de Marie Gerlaud, pose la question :
" Si demain tu devais partir, quitter ta maison, fuir, Qu’est-ce que tu emporterais ? "
 

« Par la fenêtre grande ouverte des paupières : Helena s’est blottie contre la roue de la charrette. Le corps cherche un peu de repos dans le souvenir du marché. Chez elle, il s’installait chaque jeudi matin…chez elle : une petite ville, à peine plus gros qu’un bourg où la paix semblait naturelle, il y a si peu de temps encore. C’était avant que l’alpha, empreinte du pied tourné vers l’inconnu, soit écrit en première ligne sur la première page du Livre des Jours » extrait page 63

La traversée s’annonce. Profonde et rythmée. Au fil des jours, nous suivons Helena, seule face au grillage du désespoir, sur la route de l’exil. Une route qui ne peut pas " perdre le fil du temps ", qui ne sait pas où elle va, et sur laquelle " il est arrivé ce qui jamais ne devrait arriver ". Savons-nous alors que nous allons descendre dans les entrailles de l’exil pour " empoigner le cœur du squelette aux os de chair " mais que nous allons renaître, " main ouverte " sur le monde ? C’est à ce grand voyage que nous convie Marie Gerlaud, celui que font des milliers d’êtres humains qui vivent la sortie de leur terre. L’exil. Guidés par la langue de l’auteure, nous avançons pas à pas. Jour après jour le livre se créée en nous. C’est un livre d’expérience. Et si la traversée ne se fait pas en douceur tant les ombres doivent être vécues, l’écriture ne nous lâche pas. Pas plus que la Vie d’ailleurs, celle que célèbre vivement l’auteure. Et puis " un jour c’est fini…(…) Ouvrir la fenêtre. La mer arrive à Helena, avec son odeur, ses grondements. La marée monte, descend, monte de nouveau puis redescend…Mouvement perpétuel. Et cela depuis le commencement. Bien avant le premier jour. Bien avant le premier-premier jour d’Helena, quelque chose existait déjà. " extrait page 99.


Le livre des Jours est accompagné de dessins créés par l’artiste plasticien, Patrice Lebreton directement alors inspiré par la guerre de Yougoslavie. Marie Gerlaud a choisi de les mettre en relation avec son récit. Un choix important, une réussite, car comme le précise l’auteure, il réinscrit le personnage solitaire dans la dimension collective de l’exil.
Le livre des jours, Marie Gerlaud, éditons Books on Demand
 
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 « Après avoir commencé des études de médecine, Marie Gerlaud a suivi une formation d'acteur au Théâtre École de Lyon. Pendant une vingtaine d'années, elle a codirigé la Cie de théâtre Athanor. Aujourd'hui, installée en Bretagne depuis une quinzaine d'années, elle consacre une grande part de son travail à l'écriture. »

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A noter qu’un spectacle interprété par Mounia Raoui a été créé par Joël Jouanneau à partir d’un autre récit de Marie Gerlaud, L’Entreciel paru chez L'Harmattan. Il sera repris au TGP Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis, en région parisienne, en mai 2013.

article de Brigitte Maillard (Monde en poésie) 
 
 
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L'ENTRECIEL

nouvelles

Marie Gerlaud
collection Ecritures

 

 

 

 

l'Editeur :

 

"Dans ces nouvelles, l'auteur s'affirme comme un écrivain de l'"entre-deux". Difficile à dire ce qu'est la sensation de vivre entre deux eaux, d'avoir demeure à l'entresol, à l'entreciel... N'y a-t-il pas un flou essentiel dans la condition humaine, à moins de se payer d'illusions? Nous vaquons dans l'incertain, qui est l'air et la lumière de notre aquarium. Aussi le monde nous est-il toujours étrange, les autres inaccessibles et nous-mêmes en perdition... Voici des personnages qui glissent dans des villes irréelles, avec une solitude naturelle."

 

ISBN : 978-2-296-10898-1 • janvier 2010 • 140 pages

 

 

 

    Préface de Gilles Plazy, écrivain et plasticien

   

Une voix de la fragilité

 

              La voix de Marie Gerlaud, telle que nous l'entendons pour la première fois dans ses nouvelles, a l'assurance de celles qui, bien posées, sont fortes d'une tenue sans artifice.... 

 

D'avoir eu la chance d'être un de ses premiers lecteurs je garde le sentiment de ce privilège rare : être en première loge quand se lève un chant neuf et, depuis, j'ai eu l'impatience de partager avec d'autres ce plaisir qu'est la reconnaissance d'un écrivain sans esbrouffe dont il semble que le seul enjeu soit de témoigner de cette vibration qui rend si émouvante notre avancée sur le fil ténu d'une vie fragile en laquelle palpite "l'ombre mystérieuse d'une enfance incertaine" selon la belle expression prise dans son Entreciel....

            

Les personnages de Marie Gerlaud n'ont pas de prise sur le monde, non plus que de prise les uns sur les autres. Ils glissent dans des villes irréelles, se frôlent sans se toucher. On les sent néanmoins soumis à des jeux d'ondes complexes, sensibles aux chatoiements de la lumière, aux vibrations de l'espace, à la présence de quelques êtres qu'ils rencontrent. La solitude leur est naturelle, occupée par un monologue qui est tâtonnement, ressassement, présence de quelques mots qui sont de compagnie, mais peu domestiques, présents, mais insoumis. Mais écrire vraiment, c'est-à-dire en vérité, en sincérité, n'est-ce pas toujours être ainsi aux prises avec la langue qui murmure dans nos têtes, coule dans notre sang, et tenter de saisir ce qu'elle a à nous dire ? A ceci près que l'écrivain a à résoudre cette quadrature du cercle : donner forme, fermeté, à cette voix fragile. Ce qu'a réussi Marie Gerlaud.

 

 

 

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